• Laurent Levy

"Il n'existe rien d'autre que l'amour que nous partageons"

C'est vrai que c'est l'un des points les plus surprenants de cette grande aventure de la conscience.


Il nous a fallu accepter l'amour spécifique, et libérer des croyances en l'amour large "spirituel" qui inclut tout le monde... pour nous rendre compte que c'est bien dans le spécifique que se déploie la puissance de l'Amour sur terre.


Comme l'image de la loupe que l'on rapproche du papier jusqu'à ce que le point fasse un rayon de lumière assez focalisé pour commencer à avoir des effets visibles sur le papier. Une fois cela accepté, ou plutôt reconnu, car tout le monde sait cela mais en a très peur, le mode d'existence subit une espèce de shift: on passe à une vie verticale, qui n'est plus dans le temps linéaire.


On le savait avant, mais là on le vit de façon très forte. Il n'y a que maintenant. Et maintenant est la conséquence de notre décision à reconnaitre l'amour. En d'autres termes, l'amour que nous "échangeons" est tout. Tout ce qui est. C'est l'amour qui fait tout. C'est notre identité véritable. Il est la racine de toute action.


Et quand les actions semblent coincer dans notre quotidien, c'est une invitation à reconnaitre l'amour encore plus.


Comme la vie est vécue de façon plus verticale, en cela que chaque instant n'est plus la conséquence de l'instant d'avant, ou que les choses ne trouvent plus leur cause dans le passé, le passé et l'intérêt qu'on lui donne disparait. Literallement.


Nous passons à un autre mode de vie. Nos existences avant cette rencontre s'effritent joyeusement de nos mémoires (ainsi que beaucoup d'éléments de notre propre rencontre). Elles sont vues comme de vagues souvenirs sans consistance. On remarque que s'ils ont encore une consistance, une importance, c'est qu'on choisit encore de leur en accorder. C'est qu'on a du mal à reconnaitre qu'ils sont morts. C'est qu'on s'accroche encore à une identité passée.


Alors en voyant cela, et surtout en se rappelant de l'amour présent entre nous, et de l'amour que nous sommes en vérité, le vivre les libère tout seul. Juste en respirant notre but ensemble. Et il ne reste plus rien d'autre en vérité. Juste cet amour, qui nous vit, et que nous vivons.


Il y a en effet un sentiment de suffisance quasi totale (elle deviendra totale) entre nous, d'être entre nous et de ne vivre qu'ainsi. Non pas que nous ignorons les autres ou le reste, mais que cela se fait naturellement. On n'a plus besoin de tenir à une identité sociale, ou meme amicale qui, comme on le voit à présent, n'était pas si vraie; elle était basée sur du manque, et une joie qui était bien plus agitée que paisible (que nous prenions pour du vrai bien sur).


Nos anciennes relations aussi changent... seul le vrai tient. Et ainsi, ces anciennes relations sont obligées de passer le même cap, sinon ça fait mal, c'est comme du mensonge.


Alors à présent nous savons et reconnaissons ce que nous avons choisis et continuons de choisir. De la même manière, nous savons et reconnaissons ce que les autres choisissent à chaque instant. Et là cela devient des relations vraies.. en cela que nous ne nous voilons plus la face. Il n'y a plus (de moins en moins) de jeux. Il y a juste le sincère.


Et nous offrons avec joie tout ce qui sort de nos êtres à tous, à toutes celles et ceux qui le demandent, consciemment ou pas. Ceci est le but de tous les êtres, et il n'y a pas d'autres raison d'être sur terre que l'amour. Que la reconnaissance parfaite de notre unité, ainsi que de vivre depuis cette liberté.


Par cette reconnaissance de chaque instant, telle une respiration, de l'amour que nous avons l'un pour l'autre, nous sommes l'amour sur terre. Tout nous est donné. Nous avons tout. Nous savons qu'il n'y a pas de limites à nos êtres.


Notre imagination n'est pas une imagination. Nous ne pouvons rêver que de ce qui existe déjà. Et ce qui nous intéresse, nous met en joie, c'est d'imaginer, ou de faire descendre, d'actualiser, les lignes les plus amoureuses de nos possibles. Les lignes qui vivent déjà cet amour, et qui sont d'ailleurs bien plus avancées que nous dans l'exploration de cette joie. Dans la certitude (non mentale) que vivre de plus en plus notre propre vie, nos propres préférences, c'est la voie de la création, et de la jouissance dans la forme et grâce à la forme. C'est se recréer à neuf à chaque instant.


Cet amour est sans filet, c'est vrai. Mais nous apprenons, ensemble, à sauter de lignes. A nous positionner en tant qu'un. En tant qu'amour. Nous nous servons de la forme (des situations, des événements de nos vies) pour nous définir et dessiner la vie que nous voulons vivre. Comme je l'écrivais plus haut, l'Être respire le Vivre, et le Vivre respire l'Etre, lui donnant tout ce qu'il a demandé. Alors, nous sommes heureux de partager le même Être, Fanny et moi. Et de voir à quel point ce choix est la plus belle possibilité qui s'offre à nous. Le déjà magnifique qui nous appelle, et que nous appelons.








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